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Ma SEP, mon passager noir

Accointances médecins - laboratoires ? fable ou réalité ?

2 Août 2017, 09:53am

Publié par ML Gambié

Un outil au service de la transparence vient d'être mis à la disposition de tous (c'est assez étonnant par les temps qui courent), qui divulgue les cadeaux faits par les labos aux médecins hospitaliers ou de ville, toutes spécialités représentées. 

C'est assez édifiant et pour tout dire plutôt triste de constater que tous les acceptent. A ce compte-là, comment leur accorder notre confiance concernant leur impartialité au moment de nous prescrire tel médicament plutôt que tel autre ? 

Dans la SEP, les "traitements" (ce terme continue de m'agacer puisque les médicaments ne "traitent" rien du tout...) sont quasi expérimentaux, on parle de "phase IV", et sont mis sur le marché à des prix plus exorbitants les uns que les autres. Cela peut atteindre plusieurs millieurs d'euros par mois.... 

Je vous recommande, une fois n'est pas coutume, d'aller fourrer votre nez dans les affaires des autres, puisqu'elles vous concernent, et de près : 

http://transparence.sante.gouv.fr 

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Aubagio : quatre mois et une poussée après la reprise, premier bilan

2 Août 2017, 09:45am

Publié par ML Gambié

(Previously on "ma SEP mon passager noir)

Vous vous rappelez qu'après 18 mois de traitement j'imposais à mon neurologue une pause thérapeutique de 2 mois car les effets secondaires omniprésents me rendaient la prise de ce médicament insupportable ? C'était en février. En avril je recommençais à le prendre, après un deal avec le médecin : je retentais celui-là, en espérant - cela arrive et je suis joueuse - que cette fois-ci les effets secondaires se feraient moins sentir ; si je ne parvenais plus à le supporter je devais revenir vers lui et entamer un nouveau médicament. Ca, très sincèrement, je n'en avais pas la moindre envie.

Aucun texte alternatif disponible.

Il m'en reste deux à tester : 
- Gylenia, sous lequel j'ai fait la plus grosse poussée de ma vie "mais vous ne l'avez pris que 2 mois et demi on ne sait pas si vous étiez vraiment couverte" ; ok doc, mais je lis partout maintenant qu'on a du recul sur la molécule qu'elle accentue les états dépressifs et très sérieusement je n'ai pas besoin de ça ; 
- Tysabri : une perfusion par mois. Efficacité : la meilleure de tous les médicaments actuellement sur le marché contre la SEP. Effets secondaires : une bananée, dont le risque si l'on est porteur du virus J.C. (plus de 70% de la population l'est) de développer une LEMP, leuco-encéphalite multifocale progressive, je vous laisse chercher et comprendre par vous-mêmes ma réticence, sachant que je fais toujours les pires effets sec de toutes les molécules que je prends.

J'ai donc recommencé Aubagio en avril. Avril, mai, juin, juillet, voilà 4 mois que je reprends le médicament.

Bien évidemment, comme ma SEP est très active et que j'ai eu l'audace de faire une pause, j'ai fait une poussée en juin... je n'étais plus "couverte" et puis de toute manière aucun médicament ne supprime les poussées, ceux qui conviennent à un SEPien donné ne font qu'en réduire la fréquence voire la gravité. 
Je récupère doucement. J'ai été arrêtée 3 semaines 1/2 et c'est bien peu mais le télétravail m'évite de m'épuiser inutilement dans les transports, les réunions, les interactions sociales inutiles.

Sur le front des effets secondaires : celui qui me pesait le plus, à savoir cette sensation de dyspnée montant quotidiennement jusqu'à atteindre certains soirs une impossibilité à reprendre ma respiration si je mangeais, s'est amoindrie. Peut-être que la relaxation et les mésoperfusions en centre antidouleurs n'y sont pas pour rien ? Je le vis mieux qu'avant la pause en tout cas. Mes prises de sang sont bonnes, mon corps supporte la molécule... Les douleurs dorsales et costales sont toujours là, moins fortes il me semble, je valse entre lexomil et valium les jours où elles sont trop présentes, quelques exercices d'étirement, du nurofen une fois par semaine... Le moral remonte lentement à mesure que l'épuisement reflue.

Donc je poursuis. Jusqu'au prochain ras le bol.

La poussée ? non, je n'en ai pas averti le neuro. Que m'aurait-il dit ? "vous devez faire des bolus" : et les bolus je les refuse à présent systématiquement. Chaque SEPien devrait le savoir : ils n'offrent pas une récupération (putative) meilleure, simplement plus rapide. Et personnellement vu la manière dont mon corps refuse la cortisone, il m'est indifférent d'attendre 6 mois plutôt que 2 pour être fixée sur les séquelles. Je lui en parlerai à la prochaine visite, en septembre, il gueulera, je ferai ce qu'il attend de tout patient féminin : je battrai ma couple en promettant que non non je ne le ferai plus..... 

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ENVIE Autonomie : l'association à faire connaître !

2 Août 2017, 09:43am

Publié par ML Gambié

Je viens de découvrir grâce à l'APF l'association "Envie autonomie" qui fait d'une pierre douze coups ! Elle récupère et remet en etat du matériel d'aide à l'autonomie ; elle le fait avec des personnes sorties des sentiers battus de l'emploi ; et elle revend ce matériel à des prix défiant toute concurrence. Je vous ai envoyé des invitations à aimer leur page FB. Diffusez-la autour de vous ! Faites-la connaître !

Association ENVIE Autonomie sur Facebook

 

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Une pause chèrement payée

18 Juillet 2017, 09:28am

Publié par ML Gambié

J'en suis à deux ans d'Aubagio si je ne compte pas la pause thérapeutique de deux mois en févirer - mars. Certains effets secondaires m'étaient devenus si pesants que j'avais besoin de cet arrêt. Depuis deux ans, mes IRM sont stables, aussi j'endure les douleurs dans tout le dos et la respiration coupée, parfois jusqu'à ne plus pouvoir respirer librement le soir. Je supporte, je tolère, je subis... 

La pause de deux mois, qui m'était vitale, je la paye chèrement : une poussée. Favorisée par l'épisode de canicule de juin qui m'a mise totalement à plat. 

Ma jambe droite est faiblarde comme elle ne l'a jamais été. Je suis tombée deux fois en descendant les marches de mon jardin (pas de rambarde, le pied mou qui traîne...). Le scooter que tou.te.s mes ami.e.s contribuent à financer me sera d'une aide précieuse. Je n'avertis pas mon neuro, pour quoi faire ? Je refuse à présent les bolus - je m'en expliquerai dans un autre billet - donc la poussée sera longue.

Je pense que ses symptômes se sont à présent tous dévoilés, mais lesquels accepteront encore de régresser partiellement après 17 ans de SEP ? Jambe droite très affaiblie ; douleur neuropathique sensiblement augmentée m'amenant à ajouter une prise quotidienne d'Izalgi (le seul antalgique plus costaud que le paracétamol que je supporte) ; problèmes sphinctériens sensiblement accrus qui vont m'amener à reconsulter un neuro-urologue, je suis bonheur ; équilibre un cran plus mauvais - utilisation de la béquille dans la maison. Et cette fatigue.... 

Je ne regrette pas ces deux mois de pause. Ils m'étaient indispensables. 

Aubagio est une molécule agressive pour mon organisme, mais qui du moins ne provoque pas d'état dépressif ; je vais tâcher de poursuivre aussi longtemps que possible. Les effets secondaires ne se sont pas manifestés aussi fortement qu'à l'arrêt en février, mais ils avaient mis plusieurs mois à atteindre le seuil de l'insupportable... A suivre...

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24 heure chrono version 10 km/h ... ou la solidarité n'est pas un vain mot

15 Juillet 2017, 14:36pm

Publié par ML Gambié

Mercredi 12 juillet. 

Je fais suivre sur Facebook l'annonce d'une amie qui cherche à vendre sa maison. En commentaires, nous papotons avec une amie de tout, de rien, du prix de l'immobilier à Paris et dans sa région, de la différence considérable avec ce qu'elle voit dans son Berry chéri ; elle m'invite en boutade à venir m'y installer avec couvée, viking et bêtes, c'est tentant mais bon "faudrait du boulot pour l'homme et puis tu sais bien je n'ai pas le permis, et les bus ben je peux plus les prendre maintenant" (misère je tiens déjà mal debout sur un sol stable alors en mouvement ...). Eh ouais c'est comme ça, je m'en accommode mais c'est vrai que c'est chiant ce manque de mobilité et puis y'a pas que les plaques qui me sclérosent, l'immobilité contrainte ça me bouffe le moral. Même aller chez des amies ce n'est pas toujours possible, me promener avec les filles, faire les magasins, aller à une expo... j'ai bien un fauteuil manuel mais à lui seul il pèse 18 kg alors avec moi dedans c'est une enclume et le moindre "bateau" est un obstacle.

Et mon Anne, suivie de près par Marie qui nous a rejointes, commence à élaborer un amical complot : "mais en fait il te faudrait un truc électrique, tu serais beaucoup plus autonome". Mais oui, mais le prix, misère, c'est dissuasif.... S'entraînant l'une l'autre, en public, en messages privés, les voilà qui se proposent d'ouvrir une cagnotte GofundMe ! 

Dans la soirée, Marie m'envoie un projet de présentation pour la cagnotte, je suis trop fatiguée pour y jeter un oei et remets au lendemain....

 

Jeudi 13 juillet

Dès mon réveil, Marie me tombe dessus ^^ : ai-je relu ? c'est qu'elle veut lancer la cagnotte ! Je modifie deux ou trois petites choses et lui renvoie le texte. Une demi-heure plus tard la cagnotte est créée. 

Il est 9 h du matin. Elle met le lien sur ma page, des amis partagent, des amis d'amis font suivre, et le bouche à oreille s'enclenche. 

A midi, la cagnotte a déjà atteint 400 € 

Nous n'en croyons pas nos yeux ! 

Marie relance avec une actualité et les dons s'enchaînent à un rythme effréné. Nous avions fixé comme but pour cette levée de fonds 1000 euros, qui nous semblaient une somme considérable et pour laquelle je m'attendais à des semaines de publications répétées, qui me mettraient rapidement mal à l'aise - n'était-ce pas demander l'aumône ? 

Après le déjeuner, nous en sommes à 480 euros puis le rythme s'accélère. Dans l'après-midi et la soirée je vois que plus de 35 dons ont été enregistrés et que nous en sommes à .... 850 euros ! C'est incroyable ! Je ne sais même pas pourquoi les gens (ami.e.s ou inconnu.e.s !) donnent ?? je me sens tout à la fois infiniment reconnaissante et coupable comme une gamine qui aurait piqué des bonbecs à la boulangerie ! Ai-je mérité cela ? Je suis tout enivrée de ce chiffre, mais la fatigue est bien présente et je vais me coucher. 

A 23 heures, les explosions joyeuses du feu d'artifices me réveillent. Il ne pleut plus, les nuages se sont dispersés, je réveille les filles qui nous rejoignent dans le jardin. Je jette un oeil à mon téléphone : 915 euros. Il ne manque que 85 euros et le but sera atteint. Incroyable...

 

Vendredi 14 juillet

En quelques minutes à peine le seuil des 1000 euros est franchi ! Je transmets l'information à Marie afin qu'elle clôture la récolte de fonds : j'ai trouvé en occasion un modèle qui me semble bien à 900 euros ; elle ferme le compte alors que le montant récolté atteint à présent 1071 euros ! 

En 24 heures montre en main mes amies ont récolté 1071 euros.... sur la seule foi de leur générosité, de leur engagement, de la chaleur avec laquelle elles présentent ma situation, la somme a été réunie en 24 heures. 

Je suis émue aux larmes, mais elles ne coulent pas. Je suis tellement étonnée... 70 personnes ont participé, et le "1 euro" vient d'une petite Zoé de 5 ans et demi qui m'a remis l'argent de sa petite souris... 

Plusieurs ami.e.s qui ne s'étaient pas connecté.e.s la veille expriment leur déception : "mais on ne peut plus donner !" oui jamais nous n'aurions pensé que cela aille si vite...

Je reconsulte l'annonce.... je suis à présent dépositaire de la solidarité de 70 personnes dont une petite fille de 5 ans et demi : je ne peux pas faire d'erreur !!! Et si je me faisais arnaquer ?? et si l'occasion était mauvaise ? et si dans un mois elle rendait l'âme ?? A la hâte je cherche tous azimuts le prix neuf le moins élevé existant pour un scooter de la gamme et je trouve 1550 euros. Je fais mes calculs ; non je ne peux pas mettre la différence au bout de la cagnotte.... Je suis dans l'hésitation la plus totale, dois-je prendre le scooter d'occasion, et risquer une panne, ou relancer la cagnotte puisque des amis souhaitent ajouter leur obole ???

Nous en parlons avec Marie, nous en parlons avec Anne, j'en parle avec Denis... Non ce serait caprice et il faut d'abord aller visiter les occasions proches de chez nous, ainsi nous ferons le choix le plus judicieux. 

 

Samedi 15 juillet 

Le premier scooter, le plus proche de chez nous, ne sera pas visible finalement avant mercredi. Enfer et damnation ! 

Mais nous avons un bon contact avec une deuxième vendeuse, plus loin, qui se rendra disponible demain. Bon. Je me sens investie d'une mission et responsable d'un budget communautaire, mon dieu moi qui jamais n'ai cherché les responsabilités voilà que 70 personnes me font confiance !!! 

Tout à l'heure, nous irons prendre des renseignements plus précis au magasin de matériel médical de la zone industrielle tout près de chez nous ; je serai ainsi plus rassurée, plus sûre de mon choix. 

Ce matin, je n'ai pas réussi à trouver les mots, que l'émotion noyait et rendait si futiles, pour remercier tous les donateurs. Cet après-midi, à présent que je suis dans l'action, ils me viennent plus aisément. 

Merci infiniment à toutes celles et tous ceux qui ont eu envie de faire un geste, qui se sont mis une seconde dans mes baskets, ont essayé d'imaginer la pénibilité des déplacements et se sont dit que oui, un petit sou et un petit sou ça peut faire de grandes choses. 

Marie
Anne
Radja, Isabel, Théo, Zoé
Mélie-Christine
Marjorie
Christelle
Elisabeth
Clémentine
Vanina
François
Claire
Sylvie
Elsa
Fabienne
Alexandra
Caroline
Martin
Alexis
Elisabeth
Ioan
Delphine
Graziella
Florence
Eric
Frane
Fabienne
Pauline
David
Françoise
Catherine
Romain
Adriano
Magali
Elodie
Agnès
Anton et Thomas
Et celles et ceux qui ont souhaité rester anonymes

Lorsque j'envisageais l'achat d'un joujou de ce genre, j'avais en tête cette image : NEFARIO et elle me faisait sourire. Je ne me sentais pas prête, je craignais le ridicule. Mais je vais écrire tous vos prénoms au feutre indélébile et vous serez tous à mes côtés contre les vents mauvais et la foule des andouilles communes.

(Et acheter un autocollant tête de mort sanglant et un klaxon cinq tons pour faire fuir les piétons encombrants et les conducteurs qui se garent sur les trottoirs, obligeant la plèbe non-motorisée à contourner leur carrosse par la route... )

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Petit manuel de survie en milieu hostile : les vagues de chaleur

20 Juin 2017, 08:18am

Publié par ML Gambié

La souffrance des SEPiens en période de forte chaleur est bien particulière. La canicule, caractérisée par un faible gradient entre le jour et la nuit, et les vagues de chaleur de plusieurs jours, provoquent une réelle augmentation de la température interne (à distinguer de la température ressentie ; un thermomètre vous montrera que vous êtes plus chaud de 0,8 à 1,5 degré en moyenne, sans "fièvre" ; or chez un malade de la SEP une augmentation d'un quart de degré peut faire resurgir d'anciens symptômes). 

Si en outre votre thermorégulation est flinguée, vous vous mettez réellement en danger en ne veillant pas à maintenir votre température à son niveau normal.


Voici quelques suggestions pour rester à 37 degrés :

1. Trouvez un endroit climatisé où vous pourrez demeurer au moins une demi-heure. N'hésitez pas à prendre votre béquille pour souligner, visuellement - tout passe par la vision ...- aux vendeurs trop scrupuleux ou aux vigiles suscpiscieux que vous êtes dans une situation particulière. En cas de sollicitation de leur part signifiez-leur très simplement votre état ! il n'y a pas de honte à cela.

2. Vous ne pourrez recourir à cette solution plus d'une ou deux fois par jour si le commerçant est très aimable. Il faut donc des plans B, C, voire D .... Prenez une douche assise. Démarrez à l'eau tiède, mouillez votre tête vos cheveux et faites circuler l'eau sur l'ensemble de votre corps. Les parties à rafraîchir en priorité sont : le crâne, la nuque, le torse, le haut des bras. Une fois acclimaté à une température, descendez-la légèrement, progressivement, et continuez de faire circuler l'eau sur toutes les parties importantes. L'idéal est de terminer à l'eau totalement froide pendant une durée d'au moins dix minutes.

3. Si les douches sont difficiles pour vous ou que, comme moi, vous finissez par être gêné par l'hygrométrie qui augmente irrémédiablement dans la pièce, vous pouvez si vous avez une baignoire opter pour le bain. Installez-vous dans la baignoire vide, faites-y couler de l'eau la plus fraîche que vous pouvez supporter, sur vos jambes avec le pommeau de douche, arrosez d'emblée votre nuque et votre crâne, laissez l'eau monter. Arrosez régulièrement votre tête c'est très important pour supporter la baisse progressive de la température. L'eau va monter. Au fur et à mesure, rafraîchissez-la. Si vous avez un thermomètre de bain (modèle pour bébé par exemple), vous pouvez viser 20 degrés à l'issue du bain, ou moins. L'objectif est de rester dans l'eau, en immergeant la plus grande partie de votre corps, durant au moins 30 minutes. Oui c'est longuet .... une petite radio pas loin et le temps passe plus agréablement !

4. Vous avez déjà eu recours à toutes ces solutions, vous êtes en slip dans votre deux-pièces et vous n'en pouvez plus ? Munissez-vous d'un ventilateur, humidifiez régulièrement votre peau avec un spray de type brumisateur (diffuse de minuscules gouttes : plus efficace) et restez dans le flux d'air. Pour pouvoir espérer en sortir, passez en mode "oscillant"....

5. Après minuit, et si vous n'habitez pas en rez-de-chaussée, aérez l'ensemble de votre logement jusque vers 6 heures du matin. Refermez ensuite les volets et tous dispositifs permettant d'occulter les entrées de lumière. Lumière = soleil = infrarouges = chaleur.

6. Si vous êtes l'heureux propriétaire d'un gilet de moto rafraîchissant, portez-le dans la journée, mettez-le à refroidir la nuit (veinard !).

7. A proscrire absolument : les boissons à base d'alcool, les boissons chaudes, les boissons pimentées. Tout ce qui mime la sensation de chaleur va faire carburer votre caboche et la température vous semblera encore moins supportable. Hydratez-vous énormémement. Oui vous pisserez énormément, mais la température ressentie de votre urine lorsque vous pissez est un très bon marqueur : si elle vous semble vraiment chaude, hop, filez à la douche (sauf juste après la douche, évidemment, où elle vous semblera chaude par contraste).

8. Mangez des aliments frais (crudités, légumes cuits froids en salade ...) mais non diurétiques (asperges, concombres, pastèque....). Buvez de l'eau fraîche mais pas glacée : l'effort fourni par le corps pour ramener à température corporelle une boisson glacée consomme ... des calories, donc fait monter votre température. Évitez donc l'abus de glaces qui ne procurent qu'un rafraîchissement temporaire et illusoire.

Pour en terminer : faites savoir à vos proches, voisins, médecins, pharmaciens, à la police municipale si vous vivez seul.e et si elle organise un service de visite régulière aux personnes fragiles, que vous souffrez d'une maladie qui vous rend très vulnérable aux coups de chaleur.

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Permettre aux patients atteints de SEP d'accéder à tout le panel des médicaments disponibles : SIGNEZ

17 Mai 2017, 17:39pm

Publié par ML Gambié

Je vous ai déjà parlé du Sativex, médicament à base de THC dont l'efficacité contre la spasticité n'est plus à démontrer. Peut-être Mme Agnès Buzyn, notre nouvelle ministre de la Santé, souhaitera-t-elle débloquer la situation concernant le prix que la sécurité sociale est prête à rembourser pour ce médicament, là où Mme Marisol Touraine a "échoué" tout au long de son ministère ? Je l'appelle de mes voeux. 

Pour l'heure, je souhaite aujourd'hui vous parler d'une autre molécule. 

Dans l'arsenal des médicaments disponibles, certains sont plus agressifs que d'autres, et sont destinés, du fait des effets secondaires lourds qu'ils entraînent, aux malades touchés par les SEP les plus agressives elles aussi. Depuis quatre ans maintenant, nos amis canadiens nous parlent sur les forums d'une nouvelle molécule délivrée en milieu hospitalier sous forme de perfusions, une première fois pendant 5 jours consécutifs puis un an plus tard pendant 3 jours consécutifs. Son SMR (service médical rendu) a été jugé insuffisant par la HAS en France, qui a réclamé des études complémentaires. 

Pourtant, pour les malades ayant épuisé l'arsenal thérapeutique existant, et même si en étude vs molécule de référence (interféron) en double aveugle la molécule n'est pas plus efficace, elle existe et elle constitue une chance supplémentaire de bloquer la maladie. Nul ne peut jamais prédire quel patient sera sensible à quel traitement. Jamais. 

De mon point de vue, le refus de mettre cette molécule à disposition des malades constitue pour les plus gravement atteints d'entre nous une perte de chances

Demain, vous, moi, pouvons nous retrouver acculés à une fin de non-recevoir thérapeutique et obligés de nous résoudre à recourir à des traitements extrêmement agressifs, en toute connaissance de cause. J'aime à penser que lorsque cela m'arrivera, il y a aura encore "une dernière molécule" à tester

SIGNEZ LA PETITION pour demander la mise à disposition de cette molécule SUPPLEMENTAIRE destinée aux malades de SEP RR les plus agressives. SIGNEZ pour EUX mais signez aussi pour MOI, pour VOUS. 

 

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2 ANS !

16 Mai 2017, 17:16pm

Publié par ML Gambié

Voilà, il y a 2 ans j'ouvrais ce blog, pour me délester d'une partie du poids que je traîne en le personnifiant sous la forme de ce "Passager noir".

C'est une richesse pour moi et une manière très tangible de transcender les difficultés quotidiennes en les écrivant, les décrivant, les décortiquant, les expliquant. On dit qu'on est toujours seul.e face à la maladie : c'est vrai ; mais la donner à comprendre, la rendre palpable aux autres, se faire un tout petit peu la porte-parole d'ami.e.s affligé.e.s du même mal, ça rend cette solitude moins pénible.

Un grand salut à tous.

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Et lâcher des choses

15 Mai 2017, 21:07pm

Publié par ML Gambié

 

Tellement besoin de "lâcher" des choses....

Dès la première séance de relaxation au Centre antidouleur, je suis entrée dans un état hypnotique. Et en trouvant presque tout de suite l'endroit qui est mon point d'ancrage symbolique, le lieu où je me rends maintenant lorsque je suis très douloureuse, j'ai senti quelque chose céder, très loin en profondeur... J'ai pleuré pendant toute l'heure et ça m'a vidée d'une charge, de tonnes et tonnes d'eau retenues. C'était très étrange d'être ainsi dans le noir, avec cette musique douce, la voix de la thérapeute, et de sentir et laisser couler et accueillir toutes ces larmes sans douleur : bien immense.

Aux séances suivantes, je n'ai plus ressenti un tel effondrement des digues, mais j'en suis ressortie à chaque fois apaisée, reposée, et plus sereine.

On faisait le bilan ce matin avec l'algologue. On va mettre en place les séances de relaxation en alternance avec la mésoperfusion et l'hypnothérapie, sans doute une séance différente chaque semaine ou une méso fixe + une relaxation/hypnose. 

Il faut pour ce faire que le Comité médical suive ma demande de CLM (congé longue maladie) fractionné. Mais je sais qu'il suivra : mon neuro et l'algologue m'ont tous deux fait un courrier appuyant ma demande, et cerise sur le gâteau : mes responsables se sont toutes les deux proposées pour me faire un courrier appuyant cette demande. Ca m'a connement touchée infiniment. Je suis une poudrière ces jours-ci...

Sans doute parce que je peux me le permettre : tout ce protocole thérapeutique, ce suivi mis en place, ce soutien hebdomadaire, me permettent d'appréhender un tout petit peu moins la reprise, programmée vendredi prochain, du poison qui maintient mon Passager noir à distance.

L'algologue est incroyablement à l'écoute, je n'ai jamais eu de médecin aussi empathe : les psychiatres ne peuvent et ne doivent pas l'être ! Avec elle je peux livrer des choses qui ont besoin, en face, d'un écho affectif et cela aussi me soulage et m'allège.

Mine de rien, au milieu de ce chaos de vie, je continue de grandir, d'avancer, et de devenir moi. Et... ce n'est pas si mal ;)

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Portez le ruban bleu : je l'offre !

15 Mai 2017, 20:56pm

Publié par ML Gambié

Comme chaque année j'offre des rubans bleus. 
J'ai fait une commande un peu plus importante que l'année dernière, 10 rubans (excellente intuition puisque 5 rubans ont déjà été réservés sur les 5 prévus initialement ! ^^). Je peux donc encore OFFRIR 5 rubans bleus. 
Contactez-moi ici ou sur la page consacrée sur FB et je prendrai vos coordonnées en MP.

Faire connaître, parler, c'est aussi faire avancer la cause des malades.

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